Le hacking, c'est quoi ?

Bonjour à tous, et bienvenue sur mon tout premier article.

Je pense qu’il faut commencer par certaines bases si je veux que le fil des articles soit cohérent.

Or, l’une des notions qui me semble d’une importance primordiale, c’est le hacking. C’est pourquoi, ici, je vais expliciter clairement ce que, à mon sens, signifie le terme hacking.

Tout d’abord, commençons par une petite illustration :

Vous connaissez sans doute ce jeu :

enigme des points

Le principe est de passer par tous les points, sans lever le crayon, avec un maximum de 4 segments. Essayez-donc !

Si on ne pense avec l’esprit hacking,  il est impossible de résoudre ce problème. Mais, l’esprit hacking, kézako ?

Une origine

Le Hacking n’a pas vraiment d’origine définie et concédée par tous. Mais on s’accorde souvent à dire que le Hacking a pris naissance avec l’apparition des premiers ordinateurs au sein du MIT (Massachusetts Institute of Technology) dans les années 1950. Un attrait (qui est rapidement devenu une obsession) est né chez les étudiants du MIT qui, avec des ordinateurs seulement destinés à des calculs simples, ont passé des jours et des nuits à améliorer ce pour quoi ils étaient faits, à les bidouiller.

L’éthique du hacker a d’ailleurs été créée au MIT. Elle énonce six règles :

  • L’accès aux ordinateurs - et à tout ce qui peut nous apprendre comment le monde marche vraiment - devrait être illimité et total.
  • L’information devrait être libre et gratuite.
  • Méfiez-vous de l’autorité. Encouragez la décentralisation.
  • Les hackers devraient être jugés selon leurs œuvres, et non selon des critères qu’ils jugent factices comme la position, l’âge, la nationalité ou les diplômes.
  • On peut créer l’art et la beauté sur un ordinateur.
  • Les ordinateurs sont faits pour changer la vie.

Une définition

Le terme Hacking, contrairement à ce qu’on peut croire, n’est absolument pas péjoratif. Non, bien au contraire. A l’origine, le hacking est l’art de bidouiller. Plus précisément, le hacker va essayer de tâtonner afin d’étudier en profondeur les possibilités initialement offertes par un objet, et détourner la fonction première de celui-ci afin d’exécuter une tâche voulue, bien que celle-ci ne fût pas prévue.

Ce détournement peut être pratiqué à plusieurs fins (non exhaustives)  : De correction, d’amélioration, d’ajout de fonctionnalités,  mais aussi, parfois, de contournement de sécurités ou de récupérations de données confidentielles.

Ce principe est illustré par une histoire, empruntée du livre Techniques de Hacking - Jon Erickson :

Un homme marchant dans les bois trouve une lampe magique sur le sol. Instinctivement, il prend la lampe et en frotte le côté avec sa manche et un génie en sort. Le génié remercie l’homme de l’avoir libéré et lui promet d’exaucer trois voeux de son choix. L’homme extasié sait immédiatement ce qu’il va demander.

“Premièrement,” dit l’homme, “Je veux un milliard d’euros.”

Le génie fait claquer ses doigts et une malette pleine de billets apparaît dans un léger courant d’air.

L’homme s’empresse de continuer, “Ensuite, je veux une Ferrari.”

Le génie fait claquer ses doigts et une Ferrari apparaît dans un nuage de fumée.

L’homme ajoute, “Et enfin, je veux que les femmes ne puissent me résister.”

Le génie claque dans ses doigts et l’homme se transforme en une boite de chocolats.

Cette morale résume parfaitement l’esprit hacking : Lorsqu’une personne conçoit quelque chose dans un certain but, ce n’est pas parce qu’il est censé être utilisé d’une certaine manière qu’il ne peut pas être utilisé d’une autre manière.

Une (très petite) conclusion

Si je devais résumer le hacking, en une phrase, ce serait : Think out of the box (Penser différemment, de façon non conventionnelle, avec une nouvelle perspective)


PS : Voici la solution du problème posé au début de cet article. Vous aviez trouvé ? Félicitations !

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